Le Palais COMTAL

le 20/12/2017 6 partages 0 commentaires

 

 

 Nous pouvons noter dans notre région l’existence de plusieurs Palais ayant     appartenue au Roy René, pourtant dans ce qui était sa capitale de la Provence, le   dernier de ses fiefs, on ne trouve pas de lieu ou notre dernier souverain   indépendant ait pu séjourner.

Quand on se balade en Provence, que ce soit à Tarascon ou Peyrolles, on retrouve à chaque fois la même mention, Château du Roy René.

 

Il se trouve qu’à cette époque encore les souverains ont conservé l’habitude des cours itinérantes et se transportent régulièrement d’un de leur château a un autres selon les besoins politiques et militaires et selon les envies.

Cependant il fallait au suzerain un Palais pour asseoir son pouvoir. Le palais déjà la l’époque est un symbole de puissance. Même s’il est peu occupé il démonter la puissance du chef politique qui le possède…  C’est la démarche qu’on fait par exemple au XIVe siècle les papes en Avignon, détruisant le Palais Episcopal pour construire le Palais.

Il est pourtant attesté que le Roy René a eu un palais à Aix en Provence dans sa capitale mais que celui-ci n’a pas eu la chance de traverser le temps jusqu’à nous puisque détruit avant la révolution.

Ce palais se trouvait dans le quartier du palais de Justice au niveau de la Place Verdun et de la Cours d’appel. Il jouxtait l’Eglise Sainte Madelaine. L’Edifice devait être gigantesque.

Des travaux récents de réfection de la place Verdun ont mis au jour des Vestige du Palais et de l’histoire du Lieu. Comme souvent le Palais n’a pas été construit là par hasard. Nous nous dans les limites de la porte Antique d’AQUAE SEXTIAE. Après la chute de l’Empire Romain Les habitants d’Aix y ont construit un fortin qui s’est transformé en château puis au fils des siècle est devenue le Palais Comtal …. Il existait, lorsque le Palais était encore là , un mausolée antique qui jouxtait le lieu. Il a été détruit avec l’édifice.

Le Roy René y a séjourné par intermittence et y a finit sa vie.  C’était le dernier Angevin a dirigé la Provence avant que celle-ci ne soit intégrée au Royaume de France.

Mais l’histoire du palais ne s’arrête pas là. Le palais a ensuite fait l’objet d’un réaménagement pour devenir le Parlement de Provence à partir de 1501.

Au XVIIIe siècle le Palais est vieux et fatigué … En 1776 on décide de le détruire ce qui est réalisé 10 ans plus tard.

Il reste encore quelques traces du Palais dans Aix … quelques rues qui ont subsisté, les colonnes du mausolée qui aujourd’hui ornent  3 Fontaines de la villes et quelques tableaux dispersés dans les bâtiments publics .

Peu a peu le palais a disparu de la mémoire des aixois, a tel point que peu d’entre eux savent  encore qu’il eu exister ….

« La ville comtale d’Aix n’a pas de centre, pas de haut-lieu. A travers sa

belle ordonnance, on ne découvre pas l’acropole, le monument où bat le cœur

d’une ville, où s’incarnent ses souvenirs, où s’inscrit et se symbolise son histoire.

Elle le possédait, cependant. C’était son Palais Comtal. »

 

 Nicolas MORLOT 

source : https://www.aixendecouvertes.com/palais-comtal-aix/  

chrome-extension://ilhapdfjlmhfdgdbefpinebijmhjijpn/http://www.aix-patrimoine.org/pdfcatalogue/Autour%20du%20Palais.pdf


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En bref Beaumont de Pertuis un petit village perdu dans les collines …..

le 13/04/2016 1050 partages 4 commentaires

 

 

Par Paul Munhoven — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3539877

 

 

J'ai longtemps hésité a vous présenter ce village car il a bercé mon enfance et qu'il est toujours difficile d’être objectif dans ces affaires qui touchent à nos racines.

Oh pourtant nous ne sommes ma famille et moi que des « Marseillais » les estrangers qui sont venus peu à peu depuis 60 ans repeupler le village. Même si je n''ai jamais eu l'impression de m'intégrer a cette communauté rurale je m'y sens chez moi et c'est avec bonheur que je tenter de vous présenter ce bijoux provençal.

 

Beaumont est peu connu, réputé loin de tout, peu de gens connaissent ….

 

Pourtant lorsque vous arriverez Au village, en venant de Mirabeau, au détour d'un Virage vous serez soufflé par l'apparition soudaine de la Chapelle Notre Dame de Beauvoir et du village en arrière plan. Une des plus belle vue de celui ci restera pour moi celle de la colline des Richaud, le village est ainsi posé sur une petite colline au pied d'un mont que l'on nomme Sainte Croix.

 

 

(Par Paul Munhoven — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3665500)

On connaît peu l'histoire ancienne de Beaumont. Les Archéologues sont peu venus si loin dans les collines. On retrouve ça et la des tessons d'amphores et des pièces de monnaies, trahissant la présence certaines d'habitations gauloises ou de villa gallo-romaines cachées sous nos pieds. Cette idée a enflammé mon imagination durant mon adolescence.

 

On commence à parler de ce lieu avec l'histoire canonique. Au Ve siècle le sénateur de la narbonnaise Eucher rentre en ermitage dans les grottes de Beaumont surplombant la Durance... Ramener de force a Lyon pour y être proclamer archevêque il ordonne a sa fille Tulle de prendre sa place. La jeune fille s'exécutera. On connaît la suite et la renommée de celle que l'on nommera Sainte Tulle plus tard. Puissante Thaumaturge, on lui attribuera le pouvoir de guérir la peste. Ce qui explique qu'une partie de ses reliques soit déposée dans l’Église de Cucuron au cours du Moyen Age. Elle sera enterrée dasn une chapelle a proximité de Beaumont sur les bords de la Durance, leiux qui prendra son nom et deviendra un beau village : SAINTE TULLE.

 

Sainte Eucher

 Sainte Tulle.

 

On commence à entendre parler de Beaumont en tant que tel à partir du XIe par des document officiels de l'Eglise. Beaumont est alors très pieux. On compte de nombreux prieuré, chapelle et Eglise sur le territoire.

Cette histoire perdurera lors des guerres de religion du XVIe puisque Beaumont sera un fief (consentant ou non) de la Sainte Ligue Catholique. Cela vaudra a Beaumont une attaque des royalistes menés par La Valette qui fera pendre une vingtaine d'homme ….

 

Beaumont, comme beaucoup de fief durant le Moyen Age est passé de main en main, au gré des ventes de ses propriétaires, la famille des Sabran, des comtes de Forcalquier mais encore des Riquetti, comte de Mirabeau qui érigera le fief en comté.

 

Par Paul Munhoven — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3547397Du patrimoine de Beaumont il reste une superbe Eglise paroissiale en plein cœur d'un village fleuri, les restes des remparts, hélas en grande partie détruit lors du tremblement de terre de 1909, la chappelle de Notre Dame de Beauvoir et j'en passe. Le plaisir de Beaumont et de flaner dans ses ruelles fraiches en laissant son imagination vagabonder dans d'autres temps ….

 

 

Par Paul Munhoven — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3681619 

 

N'oubliez pas au passage de promener sur les rives des 7lacs lieu magique et préservé pour tous les

amoureux de nature  et de paysages....

 

Nicolas Morlot

 


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Moines à Mane ? C'est breton ? Non Prouvençaù !!!

le 10/04/2016 18 partages 0 commentaires

 

 

 

S'il existe un lieu magique dans notre région c'est bien cette bourgade Mane au porte de Forcalquier à l'extrémité du Luberon aux portes de Forcalquier...

Mane est un petit village riche en patrimoine à visiter absolument !! Pour son prieuré pour commencer, entrevoir sa citadelle, et dormir au Couvent des Minimes. ...

Le nom de Mane est difficile à interpréter.  Pour les uns il viendrait du préfixe indo européen "Man-" qui veut dire montagne, pour les autres il dériverait du latin "manea" et du provençal "magne" qui veut dire gerbe...

Les origines du villages remontent a loin. une présence aux néolithiques à été découverte et une occupation de la commune en continu depuis cette époque.

Aux abords du villages, près de la maison de pays tenu par Aicha (que je vous recommande pour son choix et sa gentillesse) , il existe un bâtiment qui témoigne de cette histoire ancienne.

Le Prieuré de Salagon est un de ces sites ou les pierres vous content leur  histoire...

 Il y avait ici une habitation gauloise qui a perduré au moins jusqu'a l'occupation romaine. Celle ci a ensuite fait place à une villa gallo-romaine , puis à une occupation chrétienne avec la création d'une basilique funéraire aux alentours du VIe siècle,  certainement le premier édifice religieux chrétien de la commune.  Tous ces édifices empilés les uns sous les autres sont aujourd'hui visibles grâce  plusieurs campagne de fouille qui ont restitué           l'histoire des lieux.

Les premiers documents  relatant d'une présence monastique datent du XIe siècle puisque la basilique et les terres qui l'entourent sont cédés à l'abbaye de Villeneuve-les-Avignons qui y créera un Prieuré. Au XIIe siècle les moines feront édifiés l'Eglise que l'on peut voir aujourd'hui sur la façade ouest du Prieuré. Dans un style Roman traditionnel cette Eglise vous plongera dans une atmosphère Moyen Ageuse bien éloignée des "visiteurs" actuellement au cinéma. L'Eglise a une sonorité exceptionnelle et un cadre particulier propices aux concerts et aux expositions artistiques. on imagine assez bien le sons des cantiques a l'heure des vêpres a l'époque résonner sur  les murs de l'édifice. les mures d'ailleurs témoignent du faste des Eglises d'an temps. on peut distinguer sur l'un deux une grande fresque peinte comme on en retrouver souvent a l'époque sur les murs des Eglises. ces lieux au Moyen Ages étaient très colorés et évocateur pour les fidèles qui venaient y prier.

Dans la chapelle, "en cul de four ", comme le veut le style roman, on notera la présence d'une dalle en verre, pour permettre au visiteur d'apprécier les ultimes vestiges de la présence Gauloise ici, quelques trou de poteau qui servait certainement a soutenir une hutte. si vous continuez par là, vous arriverez dans la cour du prieuré mais avant vous traverserez la passerelle  enjambant les vestiges confondus de la basilique funéraires du VIe siècle et de la villa gallo-romaine du Ier siècle.

 

Le voyage dans le temps se termine enfin par l'arrivée dans la cour du prieuré . la façade est de celui ci a été profondément modifié au XVIII et XIXe siècle. Après la révolution le prieuré est un bien national et il est abandonné par les moines. celui sera transformé jusqu'au XXe siècle en ferme. Une façade est installée par dessus celle du XIIe siècle pour agrandir le bâtiment. on note aujourd'hui les différence d'architecture lorsque l'on pénètre a l'intérieur. et que dire des extérieurs du prieuré aujourd'hui ?

La région et la commune ont aménage autour de ce monument historiques des jardins qu'il est primordial de visiter s'il l'on passe par la .. un jardin du monde, un jardin des senteurs et un potagers médiéval pour comprendre comment nos ancêtres se nourrissaient et se soignaient.... c'est une explosion des sens en cette belle saison qui s'annonce ... rien de mieux pour passer un agréable moment dans un lieu paisible et riche...

 

En regardant des jardins vous apercevrez la citadelle du village. D'une importance stratégique indéniable car elle protégeait la ville comtale de Forcalquier, capitale de la Provence. Sa construction date du XIIe siècle et a changer de nombreuses fois de propriétaire.  Parmi ses illustres possesseurs on notera celle des Angevins, des Sabran et des Forbin (encore eux !!). Il appartient aujourd'hui a un particulier qui s'attèle à reconstruire peu a peu les partie effondrées de l'édifice.

 

Un peu plus bas on ne devinera presque pas la présence d'un ultime bijoux, le couvent des Minimes, ancien édifice religieux, reconvertie aujourd'hui en Hôtel de luxe, dépendant du groupe de L'Occitane." Construit en 1613 dans le village de Mane, dans le sud de la France, le Couvent des Minimes a été transformé en hospice en 1862. En 1909, une communauté de Sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie s’y installe, lui donnant vie pendant près d’un siècle en ouvrant grand ses portes aux plus démunis. C’est avec une grande générosité, de bonnes recettes de cuisine et les bons ingrédients qu’elles cultivent au couvent qu’elles prennent soin des résidents de l’hospice".(source http://group.loccitane.com/brands_couvent.aspx?l=fr)

Enfin si vous prenez la route de Forcalquier ne ratez surtout pas ce superbe chateau XVIIIe qu'est le chateau de Sauvan. Vestige de la famille de Forbin je vous invite a lire un précédent article sur le sujet : "Histoire Provençale et pertuisienne, le nom de Forbin vous parle t il ? "

un village a ne rater sous aucun prétexte !!

 

Nicolas Morlot.

Pour aller plus loin sur l'Ordre des minimes ciquez ici.

 


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Impressionable Méridionaux

le 11/11/2015 46 partages 0 commentaires

Ha quel enthousiasme en ce mois d’aout 1914 alors que toute la France se mobilisait afin de lutter contre l’ennemi héréditaire Prussien qui 40 ans plus tôt lors de la guerre de 1870 nous avait volé l’Alsace et la Lorraine.

Les Provençaux ne faillirent pas dans ce début de guerre et les régiments furent rattachés au 15e Corps d’Armée, rapidement envoyé sur le front Lorrain, enjeux d'une bataille décisive.

Nos méridionaux étaient comme tous les français, ils partaient avec la fleur au fusil convaincus que l’armée française était supérieure en nombre et en qualité à ces boches barbares.  Il faut dire que la propagande belliciste menait tambour battant ce discours depuis un moment déjà. Rares étaient les intellectuels qui osaient parler de paix et de fraternisations des peuples. Jaurès  le socialiste, fondateur entre autres de la S.F.I.O. continuait à marteler un discours de paix sans grandes écoutes.

 

 

L'assassinat de Jaurès consommé, la clique politique et va t en guerre pouvait préparer la guerre sur son cadavre encore chaud.

La guerre se préparait depuis des mois dans les hautes sphères et c’est finalement l’assassinat de Frantz Ferdinand De Habsbourg , héritier du trône d’Autriche Hongrie, le 28 juin 1914, qui sera le déclencheur de la première guerre industrielle de l’histoire de l’homme.

 

LA mobilisation générale de la France est proclamée le 2 Aout 1914 et c’est en fin de soirée qu’elle arrive en Provence. A partir du 3 les gendarmes iront chercher les hommes qui n’en n’ont pas pris connaissances pour les amener vers les casernes ou ils seront rattachés. Chez Nous : Dignes, Aix en Provence, Marseille, Toulon, Antibes, Nice, Avignon, Nîmes (…). Le 15e Corps d’Armée composé de tous ces régiments doit rejoindre l’Alsace et la Lorraine ou les troupes ont l’ordre de reprendre ce bout de France en priorité.

Le départ se fait le 8 aout, en plein été, après de brèves manœuvres pour une armée composée à majorité de civils.

Un soldat raconte « Tout le long du voyage, à toutes les gares, à tous les arrêts, c'était plein de femmes, de jeunes filles nous donnant du vin, de la grenadine pour nous désaltérer car il faisait très chaud dans ces wagons. »

Nos soldats seront envoyés prés de Morhange en Lorraine. Si les premiers jours de l’offensive sont favorables au camp français et au 15e Corps d’armée, très vite la contre-attaque allemande s’organise. Mieux disposés et renseignés, mieux équipés, ils ne tardent pas à décimer le corps de méridionaux qui doit rapidement battre en retraite.

Le 22 aout un communiqué officiel tombe : En Lorraine nos troupes se replient. En d’autres termes la bataille de Lorraine est perdue. La « légende noire » peut commencer.

Car à cette première défaite il faut des coupables. Et ils sont tout désignés avec ces soldats venus du sud de la France et c’est le Général Joffre qui le dit commandant en chef de l’armée française !!

Au lieu de regarder ce qui faillit dans la chaine de commandement on s’attarde sur ces soldats qui ont eu l’audace de fuir devant l’ennemi.

Les réactions à l’époque sont virulentes et notamment dans Le Matin le 24 aout on pourra lire :

  « La vérité sur l’affaire du 21 août. Le recul en Lorraine. »

«L’inébranlable confiance que j’ai dans la valeur de nos troupes et la résolution de leurs chefs me donne la liberté d’esprit nécessaire pour m’expliquer sur l’insuccès que nos armes viennent de subir en Lorraine. Un incident déplorable s’est produit.

Une division du 15e Corps, composée de contingents d’Antibes, de Toulon, de Marseille et d’Aix, a lâché pied devant l’ennemi. Les conséquences ont été celles que les communiqués officiels ont fait connaître. Toute l’avance que nous avions prise au-delà de la Seille, sur la ligne Alaincourt, Delme et Château-Salins a été perdue ; tout le fruit d’une habile combinaison stratégique, longuement préparée, dont les débuts heureux promettaient les plus brillants avantages, a été momentanément compromis. Malgré les efforts des autres corps d’Armée, qui participaient à l’opération, et dont la tenue a été irréprochable, la défaillance d’une partie du 15e Corps a entraîné la retraite sur toute la ligne.

Le ministre de la Guerre, avec sa décision coutumière, a prescrit les mesures de répression immédiates et impitoyables qui s’imposaient. L’heure n’est plus, en effet, aux considérations de sentiment. Tout le monde doit être aujourd’hui convaincu, du général en chef au dernier soldat, qu’il n’y a en face de l’ennemi, qu’un devoir, que nos aïeux de la Révolution ont su faire accomplir : vaincre ou mourir.

Nous sommes assez forts et assez sûrs de nous pour reconnaître les fautes dès qu’elles se sont commises et avouer le mal aussitôt qu’il apparaît. Nous avons l’inébranlable résolution de réparer les unes et de remédier à l’autre. Aussi bien l’incident, pour navrant qu’il soit, sera-t-il nous en avons la ferme conviction, sans lendemain. D’ailleurs il faut dire qu’il doit être sans influence sur l’ensemble de la manœuvre. Surprises sans doute par les effets terrifiants de la bataille, les troupes de l'aimable Provence ont été prises d'un subit affolement. L'aveu public de leur impardonnable faiblesse s'ajoutera à la rigueur des châtiments militaires. Les soldats du Midi, qui ont tant de qualités guerrières, tiendront à l’honneur d’effacer, et cela dès demain, l’affront qui vient d’être fait par certains des leurs, à la valeur française. Elles prendront, nous en sommes convaincus, une glorieuse revanche et montreront qu’en France sans distinction d’origine, tous les soldats de nos armées sont prêts, jusqu’au dernier, à verser leur sang pour assurer contre l’envahisseur menaçant le salut de la patrie.

A.Gervais sénateur de la Seine ».

 

Clémenceau qui voulait la guerre à tout prix ira même jusqu’à dire :

« …Notre 15e Corps a cédé à un moment de panique et s’est enfui en désordre sans que la plupart des officiers aient fait paraît-il tout ce qui était de leur devoir pour l’empêcher… On connaît la nature impressionnable des méridionaux. Ils sont capables d’aller jusqu’aux extrémités de la vaillance et je suis sûr qu’à l’heure présente, ils ne souhaitent rien tant que de se réhabiliter ; Ce jour-là ils ont déplorablement failli et paraît-il avec trop d’ensemble. Qu’on les encadre et qu’on les mène au plus fort du feu pour leur donner sans retard la chance de réparation à laquelle leur passé leur donne droit! »

Les réactions ne se feront pas attendre de part et d’autres de la Provence pour dénoncer cette abomination politique qui voulait faire de ces enfants de la Provence les boucs émissaires de la défaite. Les maires et députés de la région ont tous voulu restaurer la mémoire de ces braves tombés dans les premières heures de la Grandes Guerres, mort pour rien si ce n’est pour un idéal de la France, sous les ordres de chefs incompétents.

Ils ne cesseront de faire ravaler leurs mots à Clémenceau et Gervais mais en vain le mal était fait…

Tout au long de la guerre et bien au-delà on ne cessera de considérer les provençaux comme des lâches et ils subiront toutes sortes de vexation.

De Nos jours encore des hommes se battent pour réhabiliter le 15e Corps. Les historiens et artistes ne lâchent rien.  Il en va de l’honneur des provençaux et de notre belle Provence.

Il était pour moi obligatoire de vous parler de cet épisode de la Grande Guerre souvent oublié des provençaux eux meme, et qui participe a la réhabilitation de leur mémoires en ce jour d'armistice du 11 novembre 2015 soit 101 ans après leurs sacrifices. 

 

Source : http://www.1851.fr/apres/15e_corps.htm

 à lire aussi : http://passion-patrimoine.luberon.fr/blog-morceau-d-histoire-pertuisienne-special-11-novembre.-35.html

Nicolas Morlot.


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Silence on coupe.

le 27/10/2015 0 partages 0 commentaires

Amis provençaux connaissez vous le projet EON ?

La centrale a charbon de Gardanne en 2012 à reçu l'appel d'offre d'une multinationale de l'électricité pour convertir la vieille usine électrique en centrale à biomasse (granulé de bois). Pour cela EON a consulté comme le veut la Loi 5 communes limitrophes à Gardanne qui ont avalisé le projet.


Or les besoins de cette super usine vont au delà de Gardanne et de ces 5 communes puisque la zone de coupe de EON se situe à 400 km autour de Gardanne. Elle menace donc directement les forets de Lure et du Ventoux, mais aussi le parc naturel des Cevennes, du Luberon et des Gorges du Verdon.

EON prévoit de prélever 1 millions de mètres cube de bois par an dans les forets provençale. La foret méditerranéenne est réputée pour se régénérer de 5mio de m3 par an d'ou le projet EON, mais les écologistes et biologistes mettent en garde contre ces chiffres farfelus et table sur des chiffres de 4 a 8 fois inférieur. La foret progresse certes, mais pas aussi vite que ne le prétend EON et l'Etat. A terme c'est le risque d'en venir a bout qui nous pend au nez.


Nos élus locaux, les représentants des différents parcs naturels et autres associations alternatives ont mené un combat dans l'ombre pour contrer le projet. C'est finalement un rapport de la Cour des comptes qui a desserré l'étau sur la foret méditerranéenne. Critiquant fortement le projet l'Etat a décidé d'octroyer a EON que la moitié de ce qu'il demandait sur le territoire, comblant le reste par des importations. La foret ne subira donc que la moitié des dommages... le combat n'est donc pas fini.... d'autant que si chez nous on préserve des arbres d'autres sont coupés ailleurs pour alimenter la même usine. ...


La question qui se pose c'est pourquoi avoir fait ça chez nous alors que l'on a un vent dominant qui souffle très souvent et qui pourrait alimenter des centrales éoliennes et un fort ensoleillement qui pourrait alimenter des panneaux photovoltaïques.

Rien de cela n'est proposé. certes une centrales de ce types est moins rentables mais justement et si la décentralisation de l'électricité ne serait pas la solution ? En relançant les aides a la lfilières et en incitant les gens a produire de l'électricité nous sortirions vainqueurs de cette impasse énergétique ou nous emmène les multinationales.

La foret en méditerranée est une source touristique, la détruire c'est détruire notre patrimoine et notre avenir. D'autant que nous ne toucherons quasi aucun profits sur ces abattage, ceux iront dans la poches des actionnaires de EON et non chez nous ....




merci à nos élus locaux pour s'etre battus ensembles contre ce projet.
merci au parc du Luberon, a celui des Cevennes et des Gorges du Verdon.
merci a Radio ZINZINE et autre mouvement alternatifs d'avoir mener le combat.

http://www.lepoint.fr/societe/gardanne-le-choc-electrique-31-03-2015-1917291_23.php

http://pluzz.francetv.fr/videos/menaces_sur_la_foret_francaise.html

http://collectifstandre.canalblog.com/archives/2014/10/30/30842629.html

il semblerait que le début 2015 soit incertains pour EON. Si les premières coupes ont bien eut lieu dans les Cévenenne il sembleraitque le géant allemand veuille reculer sur le projet voire se désengager ....

http://www.ville-gardanne.fr/Haute-tension-a-la-Centrale

 

nico. 

 


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